La fraction fermentescible (c’est-à-dire les matières biodégradables) présente dans nos ordures ménagères : les restes de repas, les épluchures, les papiers souillés, les fleurs coupées, etc., représentent 34 % des déchets de la poubelle noire.

Composter ses déchets biodégradables permet de participer efficacement à la diminution des déchets collectés et enfouis. Le processus naturel du compostage permet de produire soi-même un amendement de qualité, utile pour son jardin et ses plantes vertes… En présence d’eau, d’oxygène et sous l’action des micro-organismes du sol, les déchets biodégradables se transforment en compost en quelques mois.

Il existe plusieurs solutions pour composter ses déchets si vous avez un jardin :

 Le compostage en bac

Vous pouvez fabriquer votre propre bac en réutilisant de vieilles planches par exemple mais vous pouvez aussi en obtenir un à petit prix auprès du  SMD3 ou du syndicat de déchets dont vous dépendez.


Le SMD3 subventionne l’achat de composteurs individuels pour les particuliers à hauteur des 2 tiers minimum du prix réel. Sur les secteurs du Grand Périgueux, de Bergerac, de Montpon-Mussidan, de Belvès et de Ribérac le composteur de 300 litres en plastique est au prix de 10 €, celui de 600 litres à 20€. Un bio seau est également offert.

D’autres tarifs sont proposés sur les secteurs hors SMD3 :

CCIVS : 25 € le composteur bois, SMCTOM de Nontron : 11€ le composteur de 320 litres / 22 € le composteur de 620 litres en plastique, SMCTOM de Thiviers 15 € le composteur 300 litres en plastique.

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 Le compostage en tas

Il s’agit de la manière la plus simple de procéder pour élaborer son compost puisqu’elle ne demande aucun équipement particulier si ce n’est quelques outils basiques de travail du sol. Adaptée aux grands jardins fournissant beaucoup de matières, la méthode consiste à étaler successivement à même le sol des couches de déchets verts riches en azote et de déchets secs riches en carbone.

Le jardin en trou de serrure

C’est un système de culture (aussi appelé Keyhole garden) qui a été développé dans les zones arides. Il applique les mêmes principes du jardin en lasagne dans sa création, avec un mur périphérique, et permet de cultiver un potager intensif, selon les principes de la permaculture, sur une surface réduite fertilisée grâce à la présence d’un composteur en son centre.

Si vous habitez en appartement :

Le lombricompostage

Les déchets organiques sont stockés dans un récipient fermé qui peut être placé dans l’appartement ou sur le balcon. Les vers (Eisenia ou vers du fumier de préférence), placés à l’intérieur, se nourrissent de ces déchets et les décomposent en compost et en lombrithé (jus) en l’espace de 3 à 4 mois.

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Le compostage collectif

Le compostage collectif ou partagé consiste à favoriser la gestion domestique et collective des déchets alimentaires dans un quartier, dans une structure collective (école, établissement de soins …)  ou en pied d’immeuble lorsqu’il n’est pas possible d’avoir accès à un jardin.

Trois types d’installation existent :

  • un fonctionnement avec des bénévoles
  • un fonctionnement basé avec des salariés (gardiens d’immeubles, employés municipaux de la collectivité, etc.)
  • et aussi des formules mixtes

Ces installations permettent de s’approprier un savoir-faire, de se donner l’occasion d’un partage gratifiant entre voisins, de produire son compost pour les plantes de son appartement ou pour les espaces verts de la copropriété.

Le SMD3 accompagne techniquement et financièrement les communes, les habitants, les différentes structures à la mise en place de ces composteurs collectifs ou partagés. 

Vous souhaitez être accompagné dans votre projet.

Consultez notre guide du compostage.